Fondation Hanns Seidel Bénin

Fondation Hanns Seidel
Bâtiment GTZ Annexe en face du Champ de Foire
02 BP 758 Cotonou – Bénin
Tél.: +229 2113 3158/ +229 9629 0577
E-Mail: hssbenin@yahoo.fr

Le Pays

Superficie: 112.620 km²
Capitale politique: Porto-Novo
Capitale économique : Cotonou
Population en 2010: 8.849.892 habitants
PIB par habitant en 2010: 750 US$ 
Taux de croissance du PIB en 2010: +3,0 % (+3,8% en 2009)
Inflation en 2010: +2,3 % (+2,2% en 2009)
Nature de l’Etat: République multipartite 
Régime institutionnel: Présidentiel 
Président de la République: Dr. Boni Yayi depuis mars 2006
Pouvoir Législatif: Assemblée Nationale composée de 83 sièges repourvus tous les 4 ans   
Pouvoir Exécutif: Président de la République (mandat quinquennal renouvelable 1 fois) / Gouvernement- Premier Ministre Pascal Koupaki

Pouvoir Judiciaire: Cour Constitutionnelle, Haute Cour de Justice, Cour Suprême, Cour des Comptes.
Institutions de la République: Commission Béninoise des Droits de l’Homme, Conseil Economique et Social, Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication,  Haut Commissariat pour la Gouvernance Concertée, la Médiation de la République 
Constitution: 1990 
Monnaie: Franc CFA
Langue officielle: français
La République du Bénin est membre de l’UEMOA, de la CEDEAO, du Conseil de l’Entente, de la CEN-SAD, de l’UA


Le contexte politique

C'est sous le nom de Dahomey que cette colonie française, devenue membre de la communauté française en 1958, accède à l'indépendance le 1er Août 1960. Le jeune pays est secoué par une succession de renversements avant qu'un militaire, Mathieu Kérékou, ne prenne le pouvoir en 1972. Un modèle de développement marxiste-léniniste est adopté qui ne réussit pas à stimuler l'économie anémique du Bénin, nom que prendra le Dahomey en 1975. La contestation et les bouleversements que vit le monde communiste incitent Kérékou à effectuer un virage vers le libéralisme au début des années 90. Des réformes démocratiques ont été amorcées lors de la conférence, appelée Conférence Nationale Souveraine des forces vives de la Nation en février 1990. Cette conférence fut un modèle démocratique que tous les pays de sous région ont adopté.

Le Bénin s’est résolument engagé dans la voie démocratique et de l’état de droit et à préparer la constitution de décembre 1990.
Ces reformes démocratique sont accompagnées d’élections libres (quatre élections présidentielles et quatre élections législatives depuis le passage pacifique au libéralisme) ont assuré au pays une gouvernance stable et démocratique. Cependant depuis 2008, le pouvoir a d’énormes difficultés à mettre en œuvre son programme de réformes, en particulier lorsque l’approbation parlementaire est nécessaire. 
La coalition soutenant le Président Boni Yayi s’est fragilisée en raison d’un nombre croissant de partis initialement alliés devenus partis d’opposition. Les pressions politiques et sociales se sont encore intensifiées en prélude à l'élection présidentielle de mars 2011, lors de laquelle le président fut réélu pour un deuxième mandat. Un vent de changement souffle depuis le début de ce quinquennat : La main que Boni Yayi a tendue à certaines oppositions et les nombreuses réformes entamées révèlent la détermination du président de dédier son mandat à la création d’un climat politique apaisé qui favorisera l’avancement de son programme de Refondation de la République.


L’économie en bref

Engagé depuis de nombreuses années dans une politique de réforme économique et d’ajustement structurel rigoureuse, soutenue par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International,  le Bénin a pu maintenir des taux de croissance moyenne de 4,7 % par an au cours de la dernière décennie, ce qui entraîne une légère augmentation de son revenu par habitant (US 750 $) ainsi que des améliorations au niveau du développement humain. Néanmoins, la pauvreté reste très répandue et l'économie reste peu diversifiée et vulnérable aux chocs extérieurs. L'économie du Bénin repose sur le secteur agricole, en particulier le coton, et le commerce de transit avec le Nigeria. Le secteur agricole représente environ 32 % du PIB et est la source de revenus pour près de 70 % de la population active du pays. Le coton est la principale denrée d'exportation, environ 40 % des exportations totales de 2007 à 2008. Le commerce de transit avec le Nigeria est estimé représenter entre 6,5 et 7,5 % du PIB et explique la vulnérabilité de l'économie béninoise aux changements de politique commerciale au niveau de son voisin et principal partenaire. 

La crise économique et financière mondiale a contribué à un ralentissement économique important au Bénin et à un creusement des déficits budgétaire et courant. La croissance réelle du PIB est estimée avoir ralenti aux environs de 2,5 % en 2009, comparativement à 5 % en 2008, en raison de la réduction des exportations, du commerce de transit et de la diminution des entrées de fonds et investissements directs étrangers. Le taux d’inflation a pu être maintenu à 2,2 % en 2009, reflétant une baisse des prix des denrées alimentaires et du pétrole à l’échelle internationale et de bonnes récoltes. Le déficit du compte courant extérieur s'est creusé à 13,3 % du PIB. 
Le gouvernement béninois a clôturé avec succès en août 2009 la mise en œuvre de la dernière phase de trois ans soutenue par le FMI des FRPC/Facilités pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance. La préparation d'un nouveau programme a été temporairement suspendue en raison d'importants dérapages des dépenses publiques, y compris d'importantes primes aux fonctionnaires pour faire face aux pressions sociales, qui se sont révélées incompatibles avec le maintien de la stabilité macroéconomique. Toutefois, les autorités œuvrent à des mesures correctives pour rétablir la discipline budgétaire et à un accord sur une politique budgétaire. La crise économique mondiale continue d'affecter négativement le Bénin. Suite à une forte décélération en 2009, la croissance réelle du PIB est restée atone à 3,0 % en 2010. 

Les défis du développement/OMD

Le principal défi à venir est de contenir l'impact de la crise à court terme tout en augmentant la croissance durable à moyen terme et de faire des progrès vers les OMD. Le gouvernement est déterminé à poursuivre une politique budgétaire plus prudente en 2011. La masse salariale publique devra être limitée, afin de laisser suffisamment d'espace budgétaire pour les dépenses sociales prioritaires et les investissements. Cette tâche sera facilitée par le programme de réformes structurelles, y compris les mesures visant à renforcer la perception des recettes et gestion des finances publiques. Les efforts visant à améliorer la compétitivité extérieure et à favoriser le climat des affaires devront être également poursuivis.

Malgré les progrès réalisés dans l'amélioration de l'accès aux services de base, la réalisation des OMD demeure un défi important. Le Bénin est sur la bonne voie pour atteindre les objectifs OMD, comme  l'accès à l'eau potable dans les zones rurales, la réduction de la faim, la réduction de l’extrême pauvreté, bons résultats dans les domaines de l’éducation primaire et de la mortalité infantile et de prévalence du VIH/SIDA, raisons de la visite du SG de l’ONU, Monsieur Ban Ki-Moon.

L’atteinte au reste des OMD semble difficile. En particulier, dans le secteur de la santé. Dans l’enseignement, l’objectif d’éducation primaire universelle et l’objectif de taux d’achèvement pour les garçons sont susceptibles d’être atteints, mais l’objectif de 2005 de la parité dans l’enseignement primaire et secondaire n’a pas été atteint et ne semble pas pouvoir être atteint d’ici 2015 sans effort renforcé. 

En outre, l'amélioration de la qualité de l'éducation et de la gestion du secteur reste un défi majeur. Enfin, tandis que le Bénin est en mesure d'atteindre les OMD pour l'approvisionnement en eau en milieu rural, atteindre l'objectif d'assainissement semble très difficile, même avec des actions soutenues. 


(Sources données numériques et économiques: UEMOA et Banque Mondiale)