Fondation Hanns Seidel Burkina Faso

Fondation Hanns Seidel
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Le Pays

Source: britannica.com

Superficie: 274.300 km²
Capitale: Ouagadougou 
Population en 2010: 16.468.714 habitants
PIB par habitant en 2010: 536 US$
Taux de croissance du PIB en 2010: +9,2 % (+3,5% en 2009)
Inflation en 2010: -0,8% (+2,6% en 2009)
Nature de l’Etat: démocratie constitutionnelle  
Régime institutionnel: régime semi-présidentiel 
Président de la République: Blaise Compaoré depuis octobre 1987
Pouvoir législatif: Assemblée Nationale, composée de 111 sièges
Pouvoir exécutif:
Président de la République (mandat quinquennal, renouvelable 1 fois) / Gouvernement- Premier ministre Luc Adolphe Tiao
Pouvoir Judiciaire: Cour Suprême
Institutions de la République
Médiateur du Faso
Conseil Economique et Social (CES)
Conseil Supérieur de l’Information (CSI)
Commission Nationale de la Décentralisation (CND)
Constitution: 2 juin 1991 
Monnaie: Franc CFA
Langue officielle: français
Le Burkina Faso est membre de l’UEMOA, de la CEDEAO, Union Africaine, du Conseil de l’Entente, du CILSS et de la CEN-SAD.


Le contexte politique

Indépendante le 5 août 1960, la Haute Volta a connu plusieurs coups d’état dont celui de Thomas Sankara en 1983. Elle devient le Burkina Faso, “pays des Hommes Intègres”, en 1984. Le 16 octobre 1987, Blaise Compaoré prend le pouvoir à la suite d’un coup d’état et est élu en 1991. Comme à l’élection présidentielle en novembre 2005, Blaise Compaoré a été réélu de nouveau le 21 novembre 2010. En prélude de la dernière élection, le parti au pouvoir, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), a opté pour un changement de l’article 37 de la Constitution qui limite le mandat présidentiel à 5 ans, une fois renouvelable, déclenchant des débats contradictoires aussi bien dans la mouvance présidentielle que dans l’opposition. La révision du même article en 2000 avait déjà permis au président de se présenter aux suffrages encore en 2005 et 2010 car la loi n’est pas rétroactive et c’est ainsi le mandat à partir de 2005 qui compte comme le premier. Depuis février 2011, le pays a connu une vague de plusieurs révoltes. Déclenchée par la mort d’un élève battu par les policiers, un premier mouvement d’étudiants contre l’impunité policière s’est rapidement étendue à l’armée et d’autres groupements sociaux, désormais réclamant la fin de la misère populaire et du pouvoir autoritaire. Malgré sa situation politique instable, le Burkina Faso est devenu au niveau régional, à travers son président Blaise Compaoré, un acteur non négligeable dans la résolution de conflits, entre autres au Togo, en Cote d’Ivoire, en Guinée et très récemment dans la libération des otages d’Al Qaïda au Maghreb islamique.

L’économie en bref

Le PIB par habitant était en 2008 de 480 US$, le taux d’alphabétisation en 2007 de 28,3 %. Au Burkina Faso, la population rurale, vivant surtout de l'agriculture et de l'élevage, représente 85% de la population. L'économie est caractérisée par un secteur traditionnel de subsistance encore très répandu et un secteur moderne d'échanges tourné vers l'extérieur. La part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2008 était : agriculture 34,1% ; industrie 26,5% ; services 39,3%. Le climat soudano-sahélien, avec une seule saison de pluie ne permet qu'une récolte annuelle, souvent compromise par la pauvreté des sols et la pluviométrie irrégulière et mal répartie. Pendant une bonne partie de l'année, les populations rurales restent désœuvrées même si dernièrement on assiste à l’instauration, soutenue par l’Etat et les partenaires au développement, de cultures de contre-saison. Les populations, dans leur majeure partie, vivent ainsi dans une insécurité alimentaire permanente. La persistance de pratiques ancestrales d'élevage et d'agriculture (cultures itinérantes sur brûlis, feux de brousse, coupe abusive du bois) et préjudiciables à l'environnement, entraîne une désertification avancée dans certaines zones.

Avec un PNB par tête de l’ordre de 1 € par jour, le Burkina reste un pays très pauvre et occupe le 173e rang sur 179 au dernier classement dans l’Indice de Développement Humain (UNDP). Son développement se heurte à plusieurs handicaps comme son enclavement, la faiblesse de ses ressources naturelles, l’importance de sa croissance démographique de 3% par an, la rudesse de son climat, le faible accès de la population à l’eau potable, aux soins de santé primaire et à l’éducation. Globalement, l’économie est très sensible aux aléas climatiques, surtout à la pluviométrie et aux chocs exogènes, en particulier le cours du coton et de l’or pour les exportations, le prix du pétrole et des produits alimentaires pour les importations. 

L’économie burkinabé est peu diversifiée et reste largement fondée sur le milieu rural. Le secteur primaire représente le tiers du PIB et d’autres secteurs économiques importants (transport, agro-industries) en dépendent étroitement. L’activité se concentre sur quelques produits (coton, élevage, vivrier) auxquels s’ajoute une production minière en développement (notamment de l’or dont la production a atteint 5,5t en 2008 et pourrait s’élever à plus de 10t en 2010). 

Les performances économiques du pays se situent en moyenne à un niveau plutôt satisfaisant (plus de 5% de croissance par an en moyenne sur les dix dernières années). L’activité a été relativement soutenue en 2008 avec une croissance du PIB atteignant 5,2%, grâce à une bonne campagne agricole. Le pays qui ne peut pas encore se passer de l’aide extérieure pour le financement de ses dépenses courantes comme de ses projets d’investissement, a reçu en 2007 de l’aide publique au développement à hauteur de 862 M $ (soit 15% du PIB et 61$/hab). 

Les défis du développement/OMD

Le Burkina Faso a enregistré des progrès significatifs dans le domaine de la lutte contre la pauvreté. Les progrès les plus significatifs se trouvent dans le domaine de l’accès à l’eau potable. Le taux net de scolarisation dans le primaire a augmenté d’environ 15% en dix ans. Dans le domaine de la santé, des progrès ont également été enregistrés. Néanmoins, l’incidence de la pauvreté monétaire aurait augmenté d’environ de 2% entre 1994 et 2003.

OMD 1. La pauvreté monétaire est passée de 44,5 % en 1994 à 45,3 % en 1998 puis  46,4% en 2003. La proportion des enfants âgés de moins de cinq ans souffrant d’insuffisance pondérale est passée de 47% en 1994 à 31,7% en 2007.
OMD 2. Le taux brut de scolarisation dans le primaire a atteint 60,7% en 2006 (année académique 2005/2006) contre 39,9% en 1996. Le taux net de scolarisation serait quant à lui passé de 31,3 % en 1996 à 47,7% en 2006. Le taux net d’alphabétisation des individus âgés de plus de 15 ans est passé de 18,9% en 1994 à 28,3% en 2007. Le taux d’alphabétisation des individus âgés entre 15 et 24 ans a atteint 39,3% en 2007.
OMD 3. La ratio fille / garçon dans le primaire est passée de 0,645 en 1996 à 0,777 en 2005.

OMD 4. Le taux de mortalité infantile-juvénile est passé de 219,1 pour mille en 1998 à 188 pour mille en 2006. 

OMD 5. Le taux de mortalité maternelle est passé de 566 sur 100.000 en 1993 à 458 sur 100.000 en 2003. Le taux d’accouchements assistés par un personnel médical qualifié est passé de 41,5% en 1993 (enquête EDS) à 56,9% en 2007 (enquête QUIBB)

OMD 6. Le taux de prévalence du VIH Sida s’est stabilisé aux environs de 2,0% à partir de 2005 après avoir atteint 4,8% en 2001.

OMD 7. Le pourcentage de la population ayant accès à une source d’eau potable est passé de 43,1% en 1994 à 74,4% en 2007.


Source: Rapport du PNUD / Burkina Faso