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Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs
Le Secrétariat Permanent
03 BP 7030 Ouagadougou 03
Tel.: +226 5037-6963 / -6964
Site web: www.maep.bf
Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP)
Au Burkina Faso, la Fondation Hanns Seidel apporte son appui financier et technique dans l’accompagnement de la mise en œuvre du Mécanisme Africain d‘ Evaluation par les Pairs (MAEP), une initiative de l’Union Africaine, destinée à évaluer et à promouvoir la bonne gouvernance sur le continent.
Le 09 mars 2003, le Burkina Faso a adhéré volontairement au MAEP et s’est engagé à prendre toutes les mesures nécessaires pour faciliter le développement et la mise en œuvre du programme d’action national, issu du rapport d’évaluation du pays, en vue d’améliorer ses performances dans les domaines de la bonne gouvernance démocratique, économique et financière, du développement socioéconomique et de la gouvernance des entreprises. Dès lors, des mesures ont été prises au plus haut sommet de l’Etat pour faire de cet engagement une réalité au service du développement humain durable au Burkina Faso.
Le Secrétariat Permanent du MAEP (SP-MAEP) qui donne un appui technique au Conseil national du MAEP est chargé, entre autres, de préparer les rapports annuels sur la mise en œuvre du plan d’action à présenter au Fora biannuels des chefs d’Etat et de gouvernement du MAEP, d’assurer la liaison avec le secrétariat exécutif du MAEP, le secrétariat du NEPAD et toute autre organisation nationale, africaine et internationale impliquée dans la mise en œuvre du MAEP, d’informer et de sensibiliser les acteurs nationaux impliqués dans les différents processus du MAEP et enfin faire un plaidoyer pour la mobilisation des ressources auprès des organisations partenaires.
Dans ce contexte, le secrétariat permanent du MAEP poursuit les objectifs dans les quatre domaines sectoriels ci-après:
Dans le domaine de la gouvernance démocratique et politique, il s’agit de : prévenir et réduire les conflits internes et inter-états, promouvoir la démocratie constitutionnelle dont la compétition, l’Etat de droit et la suprématie de la constitution seraient le fondement, promouvoir et protéger les droits économiques, sociaux et culturels ainsi que les droits civils et politiques, confirmer la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, assurer l’efficacité des cadres et des fonctionnaires de l’administration publique, lutter contre la corruption dans la sphère politique, promouvoir les droits des femmes et des enfants et la protection des groupes vulnérables.
Dans le domaine de la gouvernance économique et financière, il s’agit de : promouvoir les politiques macroéconomiques favorables au développement; mettre en œuvre des politiques économiques saines, transparentes et prévisibles, promouvoir une gestion saine des finances publiques, lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent; accélérer l’intégration régionale par l’harmonisation des politiques monétaires, commerciales et d’investissement.
Dans le domaine de la gouvernance des entreprises, il s’agit de : créer un environnement favorable et un cadre de contrôle propice aux activités économiques; veiller à ce que les entreprises se comportent en entreprises citoyennes, respectueuses des droits humains et de leur responsabilité sociale et soucieuses de la durabilité environnementale; des entreprises promouvant des codes d’éthique en matière d’affaires qui veillent à ce que les partenaires (actionnaires, employés, fournisseurs, clients et communautés) soient traités de manière juste et équitable. Il s’agit également de prévoir la responsabilité des entreprises, des directeurs et des cadres.
Dans le domaine du développement socioéconomique, il s’agit de : promouvoir l’autonomie en matière de développement et de renforcement des capacités; accélérer le développement économique en vue d’éradiquer la pauvreté; renforcer les politiques, les mécanismes de redistribution des fruits de la croissance et obtenir des résultats dans les domaines clés comme l’éducation, la lutte contre le VIH/SIDA et autres maladies transmissibles; assurer l’accès des populations, surtout en milieu rural, aux services sociaux de base, y compris aux TIC, à la micro finance, au logement et à la terre; marquer le progrès accompli dans la promotion du genre dans tous les domaines cruciaux, y compris l’éducation, et dans l’élargissement de la participation citoyenne des acteurs de développement.
L’essentiel de la coopération entre la FHS et ses partenaires porte sur l’organisation de sessions de formation et séances d’information sur le processus de MAEP à l’endroit des acteurs locaux, universités et grandes écoles, organisations de la société civile, regroupements socioprofessionnels et associatifs. Cette implication à la base vise la pleine participation de l’ensemble des composantes de la société, gage de réussite du processus qui revêt un caractère participatif.

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