Fondation Hanns Seidel Ghana

Hanns Seidel Foundation
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Accra, Ghana
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Le Pays

Superficie : 238.537 km²

Capitale : Accra (1,9 millions d’habitants)

Population : 24 millions d’habitants

PIB par habitant : 1.190 USD

Taux de croissance du PIB en 2010 : +7,7% (+3,5% en 2009)

Inflation en 2010 : +10,64% (+19,3% en 2009)

Système politique : Démocratie constitutionnelle

Système gouvernemental : Démocratie parlementaire

Président de la République : John Dramani Mahama (parti : National Democratic Congress/NDC, prêté serment le 24 juillet  2012)

Pouvoir législatif: Parlement (230 sièges) ; les députés sont élus directement pour un mandat de quatre ans

Pouvoir exécutif : Président de la République (mandat de 4 ans, 1 fois renouvable)

Pouvoir judiciaire : Cour suprême, Conseil de la magistrature, Haute Cour, Cour des droits de l’Homme, Tribunal de commerce, Fast Track High Court

Institutions de la République : Service de vérification des comptes du Ghana, Commission des droits de l’Homme et de la Justice administrative (CHRAJ), Conseil de l’Etat, Commission National de l’Education Civique (NCCE), Commission électorale

Constitution : Adoptée le 28 avril 1992

Monnaie : Cedi ghanéen (GHC)

Langue officielle : Anglais 


Le contexte politique

Le Ghana fut le premier pays africain à obtenir son indépendance du Royaume-Uni le 6 mars 1957.  Kwame Nkrumah devint le premier président du Ghana en 1960 et tient son poste jusqu’à un coup d’Etat du Conseil National de la Libération en février 1966. Le Ghana souffrit d’une longe période d’instabilité politique jusqu’à ce que  Lt. Jerry Rawlings arrive au pouvoir en 1981 et  supprime les parties politiques. Néanmoins, Après avoir adopté une nouvelle constitution et rétablit le multipartisme en 1992, il ouvrit la voie aux premières élections présidentielles et parlementaires démocratiques du pays en 1993. Jerry Rawlings, candidat du parti National Democratic Congress (NDC) fut élu comme président et remporta également les élections en 1996. . La constitution l’empêchait de se représenter aux élections de 2000. John Agyekum Kuofor (New Patriotic Party (NPP)) lui succéda alors et fut réélu en 2004. En 2008, John Atta Mills (NDC) remporta les élections présidentielles avec 50,23% des voix. Nana Akufo Addo (NPP) avait obtenu le plus des votes lors du premier tour, suivi de très près by John Atta Mills, mais n’a pas réussi à obtenir la majorité. Le 24 juillet  2012 , le Vice-Président de la République du Ghana, Son Excellence John  Dramani Mahama a prêté serment comme le nouveau Président de la République du Ghana, le même jour après l' annonce de la mort du Président en exercice élu en 2009, Son Excellence Atta Mills comme le prévoit la constitution du Ghana.


Aperçu économique

Pays riche en ressources naturelles, le Ghana a un PIB par habitant presque deux fois plus élevé que celui des plus pauvres pays d’Afrique de l’Ouest. Le secteur agricole reste le secteur le plus important de l’économie, employant plus de 60% des salariés dont la plupart sont des petites propriétaires fonciers. Malgré cela, les activités agricoles ne reflète que 30% du PIB, tandis que le secteur industriel représente 18% et le secteur des services plus de 50% du PIB national. La gestion macro-économique rationnelle ainsi que le prix élevé de l’or et du cacao ont contribué à une croissance durable du PIB durant les dernières années.

 

En outre, du pétrole a été découvert en 2007 au large de la côte de Sekondi-Takoradi et les activités d’extraction ont commencé à la fin de 2010. Les revenus pétroliers contribueront de manière significative au PIB, le revenu attendu pour 2012 étant 567 millions d’euro. En même temps, les défis d’une gestion transparente des revenus et de la création d’infrastructure nécessaires s’imposent. Le taux d’inflation a constamment baissé durant les deux dernières années et est actuellement, comme visé, d’un seul chiffre.

 
  Les défis du développement/OMD

 Le Ghana a accordé une place importante aux OMDs dans le cadre de politiques nationales de développement successives, la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté du Ghana (GPRS I), 2003 – 2005, et la Stratégie de croissance économique et de réduction de la pauvreté (GPRS II), 2006 – 2009. Si le GPRS I s'est concentré sur la stabilité marcoéconomique, la production, l'emploi, le développement des ressources humaines, la prestation de services pour les personnes vulnérables et marginalisées, ainsi que la bonne gouvernance ; le GPRS II met l'accent sur la stabilité macroéconomique continue, le développement des ressources humaines, la compétitivité du secteur privé, la bonne gouvernance et la responsabilité civique. Pendant la durée de ces deux cadres de politique de développement, le Ghana a bénéficié entre autres de l'initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), de l'initiative multilatérale pour l'allégement de la dette (MDRI), de l'appui budgétaire multi-bailleurs (MDBS) et du programme Compte du Dèfi du Millénaire financé par les Etats-Unis.

En accord avec son engagement de s'approprier le processus de développement et d'assurer un successeur pour le GPRS II, le gouvernement a lancé un processus en 2009 afin d'élaborer un cadre politique de développement national à moyen terme.  Prenant en compte le déséquilibre fiscal de 2008 et la situation macroéconomique difficile qui en a découlé, l'objectif de la politique nationale de développement à moyen terme, à savoir l'Agenda Ghanéen de croissance et développement partagée (GSGDA), 2010-2013, est d'atteindre et de maintenir la stabilité marcoéconomique tout en plaçant l'économie sur une échelle plus élevée de croissance partagée, et la réduction de la pauvreté.

Selon l'analyse des données, le Ghana est sur la bonne voie pour atteindre l'objectif 1 des OMD (Réduction de moitié la portion de la population qui vit dans l'extrême pauvreté). Les tendances de la croissance économique sous-entendent une baisse continue de la pauvreté. Il est fort probable que l'OMD 2 (Assurer l'éducation primaire pour tous) sera atteint d'ici 2015. En ce qui concerne l'objectif 3 (Promouvoir l'égalité des sexes et l'autononmisation des femmes), il est possible de remarquer que le Ghana est sur la voie d'atteindre l'égalité des sexes en particulier au niveau de l'école primaire et du collège, bien que l'égalité au niveau primaire a stagné à 0,96 depuis 2006 – 2007. Par contre, le taux d'égalité dans des collèges a légèrement augmenté de 0,91 en 2006 – 2007 à 0,92 en 2007 – 2008. Malgré une réduction considérable en matière de mortalité infantile ainsi que des enfants de moins de 5 ans, atteindre l'objectif (OMD 4) de réduire le taux de mortalité infantile d'ici 2015 semble difficile. Il est vrai que les services de santé maternelle ont amélioré au cours des 20 dernières années. Néanmoins, le progrès a été lent et un effort renforcé est nécessaire afin que le Ghana puisse atteindre l'objectif 5 pour la réduction de trois quarts du taux de mortalité maternelle d'ici 2015. L'objectif 6 (Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladies) ne sera pas atteint. D'après la commission ghanéenne sur le sida, la fluctuation actuelle du taux de prévalence entre 2003 et 2008 n'indique qu'une stabilisation de l'épidémie. Par rapport à l'OMD 7 (Assurer un environnement durable), le Ghana sera en mesure de reduire de moitié le pourcentage de la population qui n'a pas accès à un approvisionnement en eau salubre. Pourtant, inverser la déperdition des ressources environnementales, réduire la proportion de la population sans accès à l'assainissement amélioré et améliorer de manière considérable la vie des personnes vivant dans des bidonvilles démeurent des défis majeurs. Le dernier OMD (Mettre en place un partenariat mondial pour le développement) pourra être réalisé d'ici 2015.